Clarisse Agbegnenou
©Kulumbegashvili Tamara/IJF Media

Clarisse Agbegnenou, judokate

Son premier combat, Clarisse le mène à sa naissance. Arrivée au monde prématurément, avec une malformation rénale, elle subit une opération qui la plonge dans le coma. Les médecins sont pessimistes, émettent l’hypothèse de la débrancher, mais ses parents s’y opposent, soutenant que leur fille est une battante. Ils voient juste. Leur petite Clarisse finit par rouvrir les yeux et, trente ans plus tard, devient la plus grande ceinture noire que le judo français féminin ait connue : quintuple championne du monde et d’Europe, triple championne de France et double médaillée d’or olympique…

Malgré ce palmarès en or massif, il aura pourtant fallu attendre Tokyo 2020 pour que Clarisse Agbegnenou soit enfin considérée comme une « déesse vivante » des tatamis. Ce manque de reconnaissance est sans doute la raison de son deuxième combat : faire en sorte que les athlètes féminines soient reconnues à leur juste valeur et considérées à égal de leurs homologues masculins. En devenant marraine de l’opération « Sport féminin toujours » en 2019, elle milite alors pour que le sport féminin bénéficie d’une meilleure exposition médiatique et que les écarts de revenus entre les deux sexes se réduisent…

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respect 05
50 NUANCES D’ENGAGEMENT

MANIFESTE RESPECT

Respect : n. m. (latin respectus)

  • Sentiment de considération envers quelqu’un, et qui porte à le traiter avec des égards particuliers ; manifestations de ces égards ; Manquer de respect à quelqu’un.
  • Considération que l’on a pour certaines choses ; Le respect de la parole donnée.

Source : Larousse.fr 

Étymologiquement, le respect est le fait de se retourner pour regarder ; il implique un effort d’attention vers autrui, associé à la reconnaissance d’une dignité égale. En philosophie, Kant est l’un des premiers à avoir défendu cette notion. Pour lui, le respect est avant tout le sentiment de la dignité de la nature humaine : en respectant la dignité des autres, dans toutes leurs différences, nous nous interdisons de les juger. Comprendre le potentiel et la force du respect, c’est reconnaître sans condition la dignité humaine.

Au-delà même de la tolérance qui, elle, n’exclut ni le mépris ni la pitié, le respect lutte et agit en vertu de la dignité humaine et de la bienveillance.

Approcher début 2022 la notion de respect, et donc celle de dignité, conduit à poser un acte d’engagement au cœur de ce moment clé de transition de notre époque.

Alors que le débat démocratique insiste souvent sur l’absence de projet collectif, sur ce qui sépare les « communautés », tout en faisant l’apologie des libertés individuelles au détriment du commun, il semble indispensable de poser en valeurs cardinales le respect et la dignité, sous toutes leurs formes, à commencer par le respect de la différence.

Appuyé sur une histoire forte et exigeante, le nouveau magazine respect porte haut les couleurs du respect des autres, de la différence, de toutes et tous, c’est-à-dire de la différence en termes d’âge, de genre ou de sexe, d’orientation sexuelle, de handicap, de croyances, d’opinions, d’origine sociale, culturelle, économique…

Et dans la continuité de cet axe fondamental, le respect s’étend à tout ce qui nous entoure, à l’ensemble des sujets du temps présent au cœur desquels s’inscrit l’engagement, sous toutes ses formes.

Il s’agit ainsi :

  • Du respect des autres
  • Du respect de la différence
  • Du respect de l’environnement
  • Du respect du débat démocratique
  • Du respect des enjeux sociaux
  • Du respect des territoires

Du respect de l’entreprenariat lorsqu’il est sincèrement orienté vers son impact sur l’humain et sur la planète.

Le magazine respect s’incarne par des visages, des mouvements, des aspirations et prend la parole en la donnant à des voix uniques, singulières et collectives, rassemblées à travers des récits, des manifestes, des exclamations.

Être différent n’est ni une bonne ni une mauvaise chose. Cela signifie simplement que vous êtes suffisamment courageux pour être vous-même. (Albert Camus)

En France, le respect de la dignité humaine a été érigé en principe à valeur constitutionnelle par la décision du Conseil constitutionnel du 27 juillet 1994.

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